Qui sont les Kogis?

Habitants du centre du monde

Kogis dans la Sierra

De la Sierra Nevada de Santa Marta, ceux qui l’ont connue disent qu’elle est étrange, mystérieuse, attachante. Sans doute est-elle un peu tout cela

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Sa localisation à seulement 45 km de la mer, sa forme, une pyramide aux parois vertigineuses, la variété de ses climats, font de cette île montagneuse, cernée par la mer et les déserts, un monde à part. C’est là que vivent les Kogis, les Aruacos et les Arsarios, derniers héritiers de l’une des plus brillantes civilisations du continent sud-américain, les Tayronas.

Des 500.000 habitants approximativement dénombrés au XVIème siècle, on ne compte plus aujourd’hui que 25.000 représentants. Plus qu’une simple montagne, la Sierra Nevada représente à leurs yeux, le centre du monde, la mère terre qui leur a transmis le code moral et spirituel qui régit leur civilisation. Peuple de sages et de philosophes, ils connaissent une vie spirituelle intense. Privilégiant les choses de l’esprit, très tôt, ils initient certains de leurs enfants aux mystères de leur religion, selon un rite et une éthique particulièrement rigoureuse.

MamuL’acquisition de ce savoir n’a qu’un but, s’efforcer d’être en harmonie avec soi-même et avec le monde.

Au centre de cet univers, les Mamus – prêtres et philosophes – règlent l’ordre social et spirituel de la communauté. Grands observateurs des phénomènes naturels, assurant les fonctions de juges et de médecins, ils veillent au bien-être de leur communauté et à l’équilibre de l’univers. Menant une existence secrète et isolée, les Indiens Kogis, derniers héritiers de l’une des plus brillantes civilisations du Continent sud-américain, les Tayronas, pratiquent une immuable transhumance entre leurs fermes et les villages où ils se retrouvent lors de cérémonies religieuses.

Origines des Kogis